Freelance : retrouver les préférences de chaque client, d'une IA à l'autre
Cinq clients, trois IA, et à chaque conversation la même question : c'était lequel, déjà, qui ne voulait pas de tutoiement ?
Scénario d'illustration. Le freelance et les clients décrits ici sont fictifs. Il n'y a ni témoignage ni chiffre : seulement un flux de travail type.
Le travail en freelance, c'est surtout du contexte. Chaque client a son vocabulaire, sa charte, ses interlocuteurs, ses sujets sensibles, ses décisions passées. Le livrable compte, mais ce qui fait revenir un client, c'est de ne pas avoir à tout lui faire répéter.
Prenons une rédactrice et développeuse web indépendante. Elle suit plusieurs clients en parallèle, parfois sur plusieurs années. Elle rédige avec Claude, prépare ses devis et ses comptes rendus avec ChatGPT, et code les sites dans Cursor.
Avant : un document de notes par client, jamais à jour
Elle a un fichier par client. Au début d'une conversation, elle colle la partie utile. Quand une décision est prise au téléphone ou en réunion, elle se promet de la noter, et le fait une fois sur deux.
Le résultat est connu de toutes les personnes qui travaillent pour plusieurs clients : un texte rédigé dans le ton d'un autre client, une couleur refusée il y a six mois qui revient dans une maquette, une question déjà tranchée qu'on repose et qui donne l'impression de ne pas suivre. Et chaque IA a sa propre mémoire, quand elle en a une, qui mélange tous les clients sans distinction.
Après : un projet par client dans une mémoire partagée
Avec Pryzm, chaque client devient un projet. Claude, ChatGPT et Cursor sont branchés sur la même mémoire par MCP. Ce qui est dit dans l'un est disponible dans les autres, rangé au bon endroit.
- Les préférences de chaque client. Ton, vouvoiement ou tutoiement, mots interdits, longueur des textes, format des factures.
- Les décisions de mission. Le choix de l'hébergeur, l'arbitrage sur une page, le périmètre validé par mail : avec la date et la raison.
- Les points ouverts. Ce qui attend une réponse du client, ce qui est promis pour la prochaine livraison.
- Ce qui a déjà été essayé. Une piste écartée n'est pas reproposée trois mois plus tard comme une idée neuve.
Quand elle reprend une mission après une pause, l'IA retrouve le contexte du bon client, pas celui du dernier sujet abordé. La recherche combine mots-clés et sens : « le client qui vend du matériel de randonnée » suffit, même sans son nom. Et le tableau de bord, organisé par projet, permet de relire ou corriger ce qui a été retenu pour un client donné.
Exemples de requêtes
- « Rédige l'article du mois pour l'agence immobilière, en respectant leurs consignes de ton. »
- « Qu'est-ce qu'on avait décidé avec la boutique de céramique sur la page d'accueil ? »
- « Prépare le compte rendu de la réunion d'aujourd'hui et enregistre les décisions dans le projet du client. »
- « Avant de lancer ce site, liste les points encore ouverts avec ce client. »
La troisième requête est le réflexe qui change tout : ce qui sort d'une réunion entre dans la mémoire tout de suite, au lieu d'attendre un moment de calme qui ne vient pas.
Confidentialité : ce qu'il faut savoir
Travailler pour des clients, c'est manipuler des informations qui ne vous appartiennent pas. Quelques repères :
- Les serveurs sont en Allemagne.
- Chaque compte est chiffré avec sa propre clé (AES-256-GCM). Limite à connaître : pendant une session, le serveur déchiffre les souvenirs en mémoire pour pouvoir y chercher. Ce n'est pas du chiffrement de bout en bout.
- Un message qui commence par ## n'est jamais enregistré. Utile pour une information qu'un client vous a confiée et qui ne doit pas ressortir.
- Vous restez maître de ce qui est retenu : tout se relit et se supprime depuis le tableau de bord.
Si un contrat vous interdit de confier les données d'un client à un service tiers, cela vaut aussi pour une mémoire IA. Dans ce cas, gardez ce client hors de la mémoire partagée.
Comment ça marche, sans jargon
MCP (Model Context Protocol) est un protocole ouvert qui permet à une IA d'appeler des outils externes. Pryzm en fournit quelques-uns : chercher dans la mémoire, enregistrer un souvenir, faire le point sur un projet. Vous ajoutez une seule URL dans chaque assistant, vous vous connectez une fois par OAuth, et chaque outil reçoit son propre jeton, révocable à tout moment.
Les instructions « mémoire principale » font le reste : l'IA consulte Pryzm au début de la conversation et avant de répondre sur un sujet qui dépend de votre contexte, puis enregistre d'elle-même ce qui mérite de l'être. Vous n'avez pas à penser à « sauvegarder » : vous travaillez, et la mémoire se remplit.
Les bonnes habitudes
- Un projet par client, avec un nom stable. C'est ce qui évite qu'une préférence d'un client déteigne sur un autre.
- Enregistrez à chaud. Juste après un appel, une phrase à l'IA suffit : « enregistre que le client valide la maquette, sauf la page tarifs ».
- Faites le ménage en fin de mission. Archivez ou supprimez ce qui ne servira plus, surtout si le client vous le demande.
Pour commencer
- Créez un compte : gratuit jusqu'à 100 souvenirs, ce qui suffit pour essayer avec un ou deux clients. Ensuite, Solo à 9,99 €/mois.
- Connectez vos outils avec l'URL du connecteur : Claude, ChatGPT, Cursor, Le Chat, Perplexity, Claude Code ou Gemini CLI.
- Collez les instructions « mémoire principale » : l'IA consulte Pryzm au début de chaque conversation et enregistre ce qui compte.
- Dites-lui pour quel client vous travaillez : elle range les souvenirs dans le bon projet.
Tout est expliqué sur la page de connexion.